Composition des liaisons

Que ce soit pour fiabiliser des liaisons à contact ponctuel (ponctuelle, linéaire rectiligne...) ou bien diminuer l'hyperstatisme, vous êtes au bon endroit ! Laissez vous guidez par notre outil  

Choisissez la liaison que vous voulez concevoir

En sélectionnant ce qui est fixé, ou immobile

Choisissez une première liaison

Notre outil a déjà fait le tri pour vous

Suivez le guide

Inspirez vous des suggestions

Mais à quoi donc peut bien servir cet utilitaire de calcul ? Tout d’abord, fiabiliser vos liaisons mécaniques, celles qui on une faible surface de contact.

Mais aussi réduire vos problèmes d’assemblage et de fonctionnement, dus à un hyperstatisme. Qui n’a jamais eu de mal à assembler deux pièces à cause d’un hyperstatisme ? Qui n’a jamais eu de problèmes de déréglage des arbres d’un guidage colonne ? Pour réduire les degrés d’hyperstatisme, plusieurs solutions :

Solution Compétences ou tâches Coût
Cotation fonctionnelle ISO GPS, analyse des conditions fonctionnelles Elevé
Eléments déformables Dimensionnement Faible
Modification du mécanisme Cahier des charges, Modification complète, Architecture Moyen
Réglage Ajusteur monteur qualifié, maintenance Moyen
Modification d'une liaison Connaissance des liaisons mécaniques Faible

On voit donc que la modification d’une ou plusieurs liaison peut très vite régler des problèmes de fiabilité ou d’hyperstatisme, et ce, sans tout reconcevoir, et à moindre coût.

Tutoriel

Intéressons nous d’abord à la première ligne du calculateur. Cette ligne représente votre objectif, la liaison que vous voulez atteindre. Comme vous vous en doutez, pas de mobilité correspond à un degré de liaison, une action transmissible. Dans cet exemple, on veut donc une liaison qui ne transmet que les translations selon l’axe X, une ponctuelle (de normale X). Très bien ! Sauf qu’une ponctuelle, par exemple une vis sans tête, une petite collerette, ça s’use vite. Comment faire ?

C’est donc le moment de décomposer cette liaison problématique en plusieurs liaisons plus fiables. Rarement plus de trois liaisons sont nécessaires pour arriver à vos fins. Comble de la facilité, le calculateur pourra vous aiguiller à choisir les liaisons les plus adaptées. A noter que ce composeur ne cherche que des solutions avec des liaisons au même point d’application.

Est venu le moment de choisir votre première liaison 

Vous allez ici avoir plusieurs possibilités :

  • Pivots glissants ou centrages longs d’axe X, Y ou Z (« PG »)
  • Pivots d’axes X, Y ou Z (« Piv »)
  • Glissières d’axes X, Y, Z (« G »)
  • Linéaires annulaires ou centrages courts (« LA »)
  • Rotule (« rot »)
  • Ponctuelle (« Ponct »)
  • Appui plan (« AP »)
  • Liaison à doigt, arrêt en rotation (« Doigt »)
  • Linéaire rectiligne (« LR »)

A noter que toutes ne seront pas disponibles suivant les mobilités choisies. C’est le moment de se lancer ! Il ne vous faudra pas plus de deux minutes pour reproduire l'exemple ci-dessous !



On vous recommande d’ouvrir un autre onglet identique, ce sera beaucoup plus simple. Vous pouvez suivre les quelques étapes et cocher votre avancée. Ici, nous concevrons une ponctuelle de normale Z avec une plus grande surface de contact, sans augmenter l'hyperstatisme. 

  •  Sélectionnez Pas de mobilité en translation Z 

    


  • Sélectionner un appui plan de normale Z

   


Les mobilités internes correspondent à des mobilité qui ne sont ni utiles, ni gênantes, simplement présentes. Par exemple le piston d’un vérin pneumatique tourne, pourtant, ça ne sert pas à grand chose. Bloquer cette rotation aurait cependant été couteux sans être utile. On pourrait éventuellement bloquer cette rotation en plus par une liaison à doigt.

Elle correspond à deux possibilité de rotation, en effet, l’appui plan peut tourner sur lui même, ainsi que la rotule. Cette rotation suivant l’axe Z est donc redondante, mais sans être gênante.


  • Sélectionnez enfin une rotule



Résultat


On a donc un assemblage composé d’un appui plan et d’une rotule qui font bien une liaison ponctuelle de normale Z


Nous sommes passé d’un point (faible étendue) contre une surface à un plan contre une surface, plus une rotule (qui ne correspond pas forcément à une sphère dans une sphère !)